Francoy dit : Lorsque j'aurai 4000 visiteurs sur mon site : i-info.kazeo.com , je changerai toute l'apparence de mon site : nouveau design, nouveaux logos ! =D Le 28 Janvier 2012 à 18:57
Francoy dit : J'ai refais toute la maquette de mon site, je vais bientôt la publier, mais avant ça j'aurais besoin de votre pour me dire ce qu'il est préférable ou non que je change sur la maquette actuelle : http://i-info.kazeo.com Merci beaucoup de votre aide ! =D Le 27 Janvier 2012 à 11:02
Pix illustration dit : Le jeu "Qui suis-je?" sur le blog, avec cette fois 3 dessins à reconnaitre -> http://www.toxixx.com/2012/01/petit-jeu-du-qui-suis-je_27.html Le 27 Janvier 2012 à 05:24
Mon club se trouve à Sète à Montpellier et compte une cinquentaine de licencié.Les professeurs son exeptionnel car nous avons une championne du monde qui s'apelle Jessica Buil et Claude Albano et bien sur d'autre professeur...
Par rapport à moi je suis ceinture orange pour l'instant et vous contacter moi pour me donner des information
La tenue pour l'entraînement ou pour le combat est le keikogi ou karatégi, constitué d'une veste et d'un pantalon de coton blanc. L'uniformisation s'est faite dans les années trente, et est devenue dans les années cinquante un phénomène commercial. Plus l'art est simple, plus la tenue l'est aussi. L'art du sabre étant considéré comme un art noble, la tenue est plus compliquée et encore davantage lorsqu'il s'agit du kyudo, le tir à l'arc. Les karatékas portent une ceinture dont la couleur change avec le grade. La ceinture noire s'obtient après neuf kyus. Après avoir obtenu sa ceinture noire, le karatéka pourra ensuite poursuivre son évolution en passant des Dans. Mais les étapes entre les Dans sont beaucoup plus longues que celles qui séparent les ceintures de couleurs. Rares sont ceux et celles qui atteignent le niveau de 10 ième Dan; ce sont habituellement les précurseurs d'un style, ou les disciples des Maîtres.
Les kyus se comptent à rebours. Ainsi le 9ième kyu est la ceinture blanche, le 8ième la ceinture jaune et ainsi de suite. Le 1er kyu est le stade précédant la ceinture noire, 1er Dan ou Shodan. Les couleurs des ceintures peuvent varier d'un dojo à l'autre, mais l'ordre habituel de blanche à noire est : blanche, jaune, orange, verte, bleue 1 et 2, marron 1,2 et 3. Par la suite, les niveaux suivants se nomment des dans.
Qu'est ce que qu'un dan ?
Dans l' histoire des arts martiaux modernes, au Japon, l'utilisation du terme dan a commencé avec le judo. Les autres disciplines ont suivi graduellement ce modèle pour désigner les grades obtenus au cours de la progression des pratiquants. Auparavant, au 19 ième siècle ce terme avait déjà été utilisé d'une façon peu systématique en ken-jutsu (art du sabre).
Le terme dan n'est pas seulement réservé au domaine des arts martiaux. L'utilisation de ce terme pour désigner des grades est plus ancienne dans différentes activités culturelles japonaises. Dans le jeu de go, par exemple, le terme dan est utilisé depuis le 18 ième siècle. De nos jours au Japon, le système des grades avec le terme dan est appliqué aussi à la voie de calligraphie, au jeu d'échec et aussi à l'art des bouliers, qui est la base classique des mathématiques. Les arts martiaux ne sont qu'un des domaines où ce terme est utilisé pour désigner les grades.
Originellement le système de grades s'inscrivait dans l'approfondissement d'un art qui se confondait avec la vie d'une personne. Il constituait en quelque sorte un repère dans l'itinéraire de la vie. Lorsque la notion moderne du budo est apparue, il y a environ un siècle, avec la fondation du judo, c'est dans cet esprit que le système des « dan » a été adopté. Il n'y a donc pas de lien entre la notion de dan et la compétition ; en combat, la classification de champion importe, en Budo ce qui importe est la formation d'une personne tout au long de sa progression dont le chemin sur la voie est échelonné par les « dan ». Suite l'expansion mondiale de la pratique des arts martiaux, son usage est maintenant devenu international.
Ceinture
Niveau
Katas suggérés
Blanche
9 ième kyu
0
Jaune
8 ième kyu
Heian Shodan
Orange
7 ième kyu
Heian Nidan
Verte
6 ième kyu
Heian Sandan
Bleue 1
5 ième kyu
Heian Yandan
Bleue 2
4 ième kyu
Heian Godan
Marron 1
3 ième kyu
Tekki Shodan
Marron 2
2 ième kyu
Bassai-Dai
Marron 3
1 er kyu
Bassai-Dai
Noire
1 er dan
Bassai-Dai, Kanku-Dai, Jion
Shin-gi-tai
Les trois éléments qui, dans la pratique d'un art martial traditionnel, amènent l'efficacité; sont ce qui provient du mental (Shin), ce qui vient de la technique (Gi), et ce qui est rapporté par les qualités physiques (Tai). Il s'agit de trois aspects qui forment un tout, et on ne peut toucher à l'un sans toucher aux autres; leur intégration est la manifestation de la maîtrise du karaté-do.
Shin ; l’esprit, le mental, l'attitude.Il permet l’utilisation judicieuse des techniques, et représente les vertus morales auxquelles doit se référer les pratiquants
Gi ;la technique, l'ancrage au sol, le hara et le travail des hanches. Elle potentialise les qualités physiques.
Tai ; le corps, les qualités physiques, équilibre, souplesse, force, résistance, endurance, vitesse...
Celui qui s'est appliqué et a persévéré dans l'étude du karaté pour mériter la ceinture noire se distingue des autres étudiants. Être ceinture noire signifie que l’on est parvenu au premier stade de la philosophie du Budo, et que nous sommes désormais qualifié pour étudier la subtilité des techniques et méditer le sens profond du karaté. La ceinture noire ne confère pas seulement un honneur, mais aussi d'importantes responsabilités. Le prestige traditionnel attaché à la ceinture noire, se reporte aussi sur son possesseur. C'est pourquoi la ceinture noire doit se montrer digne de cette réputation.
De ce fait, chaque ceinture noire est un ambassadeur du karaté qu'il représente même à son insu. Il doit donc présenter l'image véritable du karaté, car se conduire dans le dojo ou au dehors de façon contraire aux règles traditionnelles d'honneur et de morale du karaté-do est préjudiciable, non seulement au possesseur de la ceinture noire, mais aux autres ceintures noires, au dojo qu'il représente, et au karaté tout entier.
Le Reigi-saho est défini comme étant le comportement ( Saho) exprimant la politesse et la courtoisie ( Reigi), au Dojo comme dans n'importe quelle activité de la vie quotidienne. Il s'agit d'une attitude empreinte de respect envers autrui, et prescrite dans les arts martiaux traditionnels japonais par des dispositions immuables d'une étiquette (Rei-shiki). Le salut (Rei) n'est que l'une des expressions de cet état d'esprit du véritable Budoka.
L'étiquette au Japon est une notion légèrement différente de la nôtre. Pour les Japonais, elle signifie d'avoir de bonnes manières; être poli, saluer en s'inclinant, hocher la tête en signe d'écoute, utiliser des sons d'écoute, essayer de comprendre l'autre au lieu de se faire comprendre, arriver à l'heure, présenter une personne à une autre tout en parlant avec un ton poli et posé. Nous avons incorporé ces façons de se comporter à notre pratique occidentale du karaté. L'étiquette dans le dojo n'est pas conçue pour glorifier les seniors. Elle n'est pas conçue pour contribuer au mystique des arts martiaux. L'étiquette au Dojo est le gros bon sens, sécurité, discipline et bonnes manières, pour permettre un engagement optimal lors des entraînements.
Mes parents m'ont toujours enseigné que le but de l'étiquette était que les gens que nous côtoyons se sentent à l'aise. Être respectueux n'est pas un acte de discipline imposé sur des personnes afin de les endurcir. Nous sommes polis envers les autres afin qu'elles se sentent les bienvenues, et jamais inconfortables parce qu'elles se demandent quel comportement adopter. Observer l'étiquette ne fait pas de nous de meilleures personnes en nous disciplinant, il nous rend meilleurs en nous permettant d'être aimables avec les autres. Quel que soit l'acte à accomplir il y a, selon le karaté japonais, une façon économique de le faire. Un débutant peut trouver lassant les gestes et les formes des cérémonials et des étiquettes. Mais, rapidement, il découvrira que les manières prescrites sont celles qui sont les plus économiques énergétiquement parlant. L'étiquette, rend possibles et agréables les rapports sociaux. Une attitude arrogante, et une posture négligée favorisent le laisser-aller et la paresse, alors qu' une attitude courtoise envers les autre et une bonne posture sont favorables à une bonne ambiance d'entraînement.
Le Dojo
Comme le Judo ou tout autre Art Martial japonais, le karaté se pratique dans un Dojo. Théoriquement, le Dojo est construit de manière très précise, et chacun de ses quatre murs à une fonction particulière;
Kamiza (siège des Kamis), le mur frontal, est le coeur du Dojo. Dans un Dojo traditionnel japonais trône sur le mur un petit autel Shintō où l'on vénère les divinités. Le Sensei (celui qui né avant) se place de ce coté, face à ses élèves. On peut également y trouver l'image du fondateur fondateur du Karate-Do, Funakoshi Gichin, une citation ou encore une calligraphie qui exprime l'idéal, la philosophie et l'éthique du club.
Shimoza est situé en face. Les élèves se placent de ce côté, les débutants (Kohaï) à la droite du Sensei, les plus gradés à sa gauche.
Joseki(coté supérieur). Les assistants du Sensei, et les ceinture noires se placent le long de ce mur , les invités d'honneur aussi.
ShimozekiC'est le second coté par lequel nous pouvons entrer sur le tatami. Le plancher du Dojo est en bois, ou recouvert d'un tatami, sorte de matelas destiné à amortir les chutes, et à l'origine constitué de couches de pailles de riz.(coté inférieur) est le coté opposé au joseki.
Dojo est un mot japonais, d'origine Bouddhiste, qui correspond au terme Sanskrit place de l'éveil; un endroit consacré à un travail sur soi par le karaté. C' est aussi l'endroit où le professeur partage sa connaissance avec ses élèves. Pour cette raison il est d'usage de saluer en entrant dans le dojo dans la direction du joseki, généralement un petit autel ou bannière, et de saluer le professeur en tant que votre hôte Effectuez le même salut lors de votre sortie du tatami à la fin du cours, et ensuite en sortant du dojo.
Le sensei
Sensei signifie professeur, celui qui est né avant. Ce terme n'est pas réservé aux domaines des arts martiaux, il désigne, de manière générale, un enseignant. Il se place du côté du kamiza. Si vous arrivez en retard, saluez en entrant dans le dojo d'abord et ensuite au sensei, et demandez alors la permission de rejoindre le groupe.
Le sempai
La notion de sempai est surtout une notion propre au japon, ici elle est plus symbolique. Le sempai peut être; le plus ancien élève du professeur, le senior, le plus ancien élève lors d’une séance, quelqu'un de plus ancien par rapport à un autre, le sempaï signifie celui qui a commencé avant vous, le kohaï celui qui a commencé après vous. Tout pratiquant dans un dojo est le sempaï de quelqu’un…
Le sempaï se doit de suppléer le professeur lors d’un cours ; car il va veiller lors d’une séance à ce que chacun respecte bien les règles et ceci pour le bon fonctionnement de la séance. Le sempaï en règle générale c’est donc tout individu qui a plus d’ancienneté qu’un autre.
Le sempaï du cérémonial c’est l’élève le plus gradé et lorsqu’il y en a plusieurs du même grade c’est le plus ancien. Il se doit pendant le cours et les saluts veiller à ce que les élèves respectent bien toutes les règles du dojo.
Le karaté c’est l’écoute de l’autre…comme dans la vie en générale ; aussi est-il important de ne pas avoir un comportement égoïste. Dans le dojo comme dans la vie en général chacun devrait donner un peu de son temps pour s’occuper des autres…D’ailleurs le professeur très vite remarque parmi les élèves ceux qui n’ont jamais le temps de rien ; de célébrer la fin d'une session, d’aller dîner, d’expliquer un mouvement à un débutant, d'accueillir les nouveaux, etc.
Les sages ont toujours dit que le karate-do c’est d’abord un retour sur soi, et travailler l’écoute de l’autre pour certains est un vrai combat contre soi…
Le kohai
Comme il a été déjà mentionné, le kohai est quiconque avec moins d'expérience que vous, littéralement il signifie le "junior". Veuillez aider quiconque a besoin de votre expérience, pas avec une attitude de supériorité, mais comme modèle, avec la simplicité et la modestie de celui qui transmet ses connaissances acquises par l'effort, le travail et les différends. Rappelez-vous, qu"il y aura toujours quelqu'un plus haut gradé que vous. La bonne attitude à avoir est de se considérer comme un étudiant en toute occasion.
En ligne
Au signal, vous devez aller vous placer rapidement sur une ligne droite, du côté shimoza, épaule à épaule, face au kamiza et l'instructeur, en ordre de grade avec les plus avancés, les sempais à votre droite. Le salut marque traditionnellement le respect que l'on témoigne au partenaire, au Maître fondateur Gichin Funakoshi, à l'instructeur et au lieu d'entraînement, le dojo.
Le salut debout
Pour le salut debout (ritsurei), tenez vous droit avec la paume des mains touchant le côté des cuisses. Les pieds sont ensembles ,collés aux talons avec les orteils pointés à un angle de 45 degrés (musubi dachi),colonne vertébrale bien droite, les épaules tombent naturellement. On admet dans cette position un temps d'inspiration. Puis on incline lentement le tronc vers l'avant en expirant. Enfin, on se redresse en inspirant. Ainsi, on exprime par ce salut son respect pour le lieu.
Notons un aspect très important concernant le regard : on baisse les yeux uniquement lorsque l'on salue à l'entrée et à la sortie du dojo, pour signifier son humilité profonde à une personne, ou encore pour exprimer des excuses à quelqu'un. Dans de pareilles circonstance et dans la position Seiza, on salue en s'inclinant très bas, le front touchant alors le sol. A l'exception des cas cités ci-dessus, on maintient toujours le regard vers la personne située face à soi lors du salut, et ce afin de prévenir toute attaque surprise.
Penchez vous légèrement, en gardant les yeux au sol. Si vous saluez votre partenaire durant l'entraînement, gardez un contact visuel avec cette personne. Shomen ni reï; on salue le fondateur Funakoshi, Shomen signifie l'au delà, le maître et rei c'est le commandement d 'exécution que l'on retrouve à chaque fois. Ce salut principalement sert à remercier les anciens sans qui le karaté n'aurait pu prendre naissance et qui ont consacré leur vie pour le développer et le faire perpétuer jusqu'à aujourd'hui. Senseï ni reï; on salue l'instructeur;ouss! C'est une manière de montrer son respect et sa reconnaissance au professeur.
Le salut assis
Pour s'asseoir dans le dojo, il existe deux postures à adopter. La première est la position agenouillée en seiza. La seconde est la position en anza, assis avec les jambes croisées. Il est de mise de prendre l'une de ces positions lors d'explications, de démonstrations ou de période de repos. Il faut absolument éviter de se coucher sur le sol ou de s'asseoir avec les jambes allongées, car ces postures, en plus d'avoir l'air négligé, peuvent être source d'accident. Il faut également éviter d'adopter une posture nonchalante : un karatéka doit toujours être alerte et savoir bien se tenir à l'intérieur du dojo.
Seiza est une position assise japonaise traditionnelle. La façon de s'asseoir sur les genoux est pratiquée dans tous les Arts Martiaux. Ainsi, on stimule certaines parties du corps dans cette position et on chasse hors de soi toutes pensées négatives. Les genoux doivent être distants perpendiculairement de deux fois la largeur d'un poing. Les bras viennent se placer sur le haut des cuisses, les paumes de la main bien à plat. Le dos est bien droit, le poids doit être réparti légèrement à l'arrière, la tête bien dans l'axe de la colonne vertébrale. Posez directement le genou gauche au sol, puis le droit, et en s'asseyant sur les talons, orteils allongés et croisés. Les genoux sont à la largeur des épaules, les paumes sur les cuisses, les doigts vers l'intérieur de la cuisse. Le dos est droit. Au signal mokuso; les yeux clos, il consiste à se concentrer sur soi par une respiration lente et profonde. C'est le chemin qui nous ramène vers notre propre centre, le moment qui permet d'arrêter notre dispersion dans l'entourage. L'acte permet aussi de se tourner vers soi. D'une façon pratique, cela oblige les participants à laisser toute forme d'agressivité derrière eux. Le signal d'arrêt est mokuso yame, ouvrez les yeux.
Pour saluer, assis en seiza, il faut d'abord poser la main gauche au sol et ensuite la main droite. Les deux mains se rejoignent en triangle,doigts vers l'intérieur. En se relevant, c'est d'abord la main droite qui vient se mettre sur la cuisse droite, puis la main gauche sur la cuisse gauche. Lors du salut , les deux mains se positionnent ensemble à terre.Shomen ni reï; on salue le fondateur, penchez vous brièvement sans toucher le sol avec votre front. Redressez vous en plaçant les mains sur les cuisses.Senseï ni reï; on salue l'instructeur;ouss!Les plus hauts gradés se lèvent en premier.
Les deux formes du salut debout
En matière de salut à la manière japonaise en inclinant le buste, il convient de distinguer au moins deux façons de saluer dans un dojo. L'un est un salut de respect ou de politesse, dans lequel on incline aussi la tête. L'autre est un salut envers le partenaire ou l'adversaire auquel vous devez manifester du respect, sans toutefois manquer de vigilance. Dans cette situation, vous ne devez pas le quitter les yeux pendant le geste du salut. Surtout dans le cas du combat, vous pouvez recevoir une attaque au moment où vous avez baissé le regard, puisque, selon la coutume du budo il s'agit d'une erreur de votre part.
Cependant, ceux qui pensent que le salut avant le combat est la seule forme et saluent de cette manière dans le dojo, comme à l'extérieur, feront avec les meilleures intentions un geste offensif, désagréable pour l'autre et de ce fait, malpoli. Puisque le karaté est un art martial qui vient du Japon, il convient de connaître les deux formes de salut afin de les appliquer selon la situation.
Les samouraïs se saluaient en baissant la tête. S'il y avait méfiance, ils baissaient la tête mais le regard restait posé sur le corps. Au contraire s'il y avait respect, amitié, il inclinait davantage la tête et le regard se plantait vers le sol en signe d'humilité. G.Funakoshi
Yoi ! (soyez prêt)
Après le salut du Shomen, celui qui a fondé le style, puis du professeur, l'échauffement commence, puis les élèves se placent en rangs, position d'attente (yoi). Debout, pieds parallèles à la largeur des épaules, genoux souples. Les bras sont devant au niveau de la taille, poings fermés (heisoku-dachi), dos droit ventre rentré, tête haute, fier de pratiquer au club de karaté Shotokan Cap-Rouge St-Augustin, comme dirait Georges-André Bernatchez. Le professeur annonce; jambe gauche devant, gedan-barai kamae-te ; le compte commence; ichi, ni, san, shi, go, roku, sichi, hatchi, kū, jū...
Yame
Yame signifie arrêtez l' exercice pratiqué, il faut cependant demeurer en position d'attente, prêt à réagir, tant que le signal de détente yasme n'a pas été donné. Arrêtez de bouger et ne parlez pas au voisin pendant que l'instructeur donne ses directives pour le prochain exercice.
Recommandations générales au karatéka
Quelques principes à suivre pour le bien-être de tous lors des entraînements;
La tenue vestimentaire ne doit jamais être négligée. Votre équipement doit être propre
Il est important de rajuster son karatégi de temps à autre au cours de l'entraînement et il est de mise de le faire avant chaque salut.
L'écusson du club doit être cousu sur le côté gauche du karatégi.
Pour des raisons de tradition et d'hygiène, il est interdit de marcher sur le tatami avec des chaussures.
Les ongles doivent être coupés, c'est une question d'hygiène et de sécurité.
Les bijoux doivent être enlevés, et les cheveux attachés en arrière avant que la pratique commence.
Un karatéka doit:
Toujours saluer lors de toute entrée et sortie du dojo, mains sur l'avant des cuisses, regard au plancher.
S'il y a un cours qui se termine avant le vôtre, soyez silencieux pour que les élèves puissent se concentrer et entendre l'instructeur.
Si vous arrivez en retard, attendez que l'instructeur vous donne la permission de rejoindre les rangs.
Il est nécessaire de toujours avertir le professeur pour sortir du dojo pendant le cours. Si vous devez quitter avant la fin du cours, informez l'instructeur au début du cours;c'est surtout une question de sécurité.
Au signal yasme, ne quittez pas la salle pour aller boire, arrêtez de bouger et ne parlez pas au voisin pendant que l'instructeur donne ses directives pour le prochain exercice.
En silence, écoutez attentivement les consignes de l'instructeur. Regardez, puis pratiquez les techniques. On écoute le professeur et on répond à ses explications ou à ses suggestions par un ouss sonore et volontaire, qui témoigne de notre bonne compréhension.
Lorsque le professeur corrige notre technique, on le remercie en disantouss.
Ne vous appuyez pas contre le mur, ne croisez pas les bras (attitude de fermeture).
Si vous êtes à l'avant baissez vous pour permettre aux élèves derrière vous de voir les démonstrations.
Ne permettez pas à votre attention d'errer pendant le cours. Ne jasez avec les autres étudiants. Tirez le meilleur de chaque pratique.
Après le dernier salut à la fin du cours, il est d'usage de remercier l' instructeur pour avoir partagé avec nous son expérience et son savoir
Finalement, rappelez-vous d'employer la bonne étiquette et la bonne attitude partout où vous êtes, et de manifester une certaine fierté. Tout ceci démontre qui vous êtes, et votre club où vous vous entraînez sera bien représenté.
Otagani rei!
Les valeurs du karaté
Les valeurs du karaté pour les pratiquants sont nombreuses. Dans notre vie de tous les jours nous oublions souvent la valeur de l'exercice pour notre santé mentale. La pratique sérieuse du karaté développe la confiance, une meilleure concentration, et une meilleure écoute. En cela le karaté n'est pas un but, mais le moyen d'atteindre un but. C'est une activité dans laquelle avoir un âge avancé n'est pas un obstacle. Bien au contraire cela favorise la compétence et une bonne coordination du corps et de l'esprit .
Ouf... Beaucoup de choses à se rappeler... Ne vous faites pas de souci, vous allez apprendre rapidement en le faisant durant les cours. Le principe est de continuer la tradition du karate-dō pour pouvoir s'entraîner dans une ambiance favorable à la concentration. Ces règles n'ont pas été créées pour notre club, elles sont en usage dans tous les dojos de karaté traditionnels à travers le monde, avec des variations mineures. Bon karaté!
C'est le moment où deux techniques, deux volontés, deux esprits et deux corps s'affrontent dans un match où rien n'est fixé d'avance. Le combat libre ou de compétition, donne l' occasion au participant d' utiliser ses capacités en vue d'affronter le défi posé par les capacités de son opposant. Le mot *compétition* vient du latin cum petire; essayer ensemble. Chaque personne essaie d'actualiser son potentiel et cette tâche est facilité parce que chaque adversaire force l'autre à faire de son mieux. Ainsi la compétition de par son entraînement spécifique, fait progresser le karatéka, car la compétition est un test d'efficacité qui permet aux compétiteurs de prendre conscience de leurs faiblesses, et ainsi de se remettre en cause. La compétition améliore la qualité de l'expérience lorsque l'attention porte sur l'activité elle-même; lorsque le participant vise des buts extrinsèques - l'emporter sur l'autre, impressionner les spectateurs, gagner une médaille - au lieu de se centrer sur ce qui se passe, la compétition devient une distraction, un spectacle qui nuit à l'expérience optimale
C'est aussi le test ultime du zanchin, qui doit rester à la fois calme comme l'eau de la surface d'un étang, mais prête à s'infiltrer dans la moindre ouverture de l'adversaire. Dans l'esprit des arts martiaux, la réussite d'une technique est autant un acte mental que physique. L'état d'esprit qui doit gouverner toute action est appelée "zanshin" et "kime".
Zanchin
Avant de vaincre un adversaire il faut se vaincre soi-même par la maîtrise du corps et de l'esprit. G. Funakoshi
Se présenter sur un tatami pour combattre, c'est avant tout se battre contre soi même: se battre contre sa peur, ses doutes, son stress. Ce combat contre lui-même oblige le compétiteur à se remettre en question et ainsi favorise son développement en tant que karateka mais aussi en tant que personne. C'est pourquoi la compétition développe la persévérance et l' esprit zanshin, indispensable à tout bon karatéka. Zanshinsignifie vide de l'esprit et disponibilité mentale, une vigilance aiguë manifestée par le karatéka. Ces deux notions sont en fait complémentaires. La première fait référence au vide, c'est-à-dire que l'esprit doit être calme et serein, libre de tout stress et de toute pression extérieure. Un karatéka qui engage un combat dans un état d'excitation a de grandes chances de la perdre car ses actions sont désordonnées et ses faiblesses sont plus facilement perceptibles. La liberté de l'esprit est le préalable à la disponibilité, c'est-à-dire être prêt à répondre à tout moment à toute action extérieure. Avoir un esprit clair et limpide ne suffit pas; il doit rester vif, prompt à canaliser toute l'énergie mentale et physique dans l'action qui s'impose. Le combat n'est jamais terminé avant le yame final de l'arbitre; il peut à tout moment prendre une direction imprévisible. L'exécution d'un coup, d'une action ne permet pas à l'esprit d'abandonner sa attention. L'adversaire peut bloquer, riposter à tout moment, revenir alors qu'on le croyait hors de combat. On peut associer au zanshin "l'esprit du combat". Un peu comme les samouraïs, qui ne rengainaient leur sabre que lorsque le danger était définitivement écarté.
Kime
Sans l'esprit de décision (kime), il n'y a pas de karaté efficace. Le kime est l'ensemble des actions et attitudes qui interviennent dans la dernière phase du mouvement, peu avant l'impact(sun-dome) et maintenus un peu au-delà; et qui font pénétrer l'énergie développée par le coup dans la cible. C'est la phase d'efficacité d'une technique, aussi pourrions-nous dire du kime qu'il est une énergie pénétrante. Le kime en karaté est souvent accompagné d'un kiai , qui est l'extériorisation de toute cette concentration interne explosant momentanément. Il s'agit d'un cri intense et bref, partant du ventre, très typique du karaté. C'est la manifestation sonore d'une attention physique et mentale rendue à son paroxysme, l'affirmation de la volonté inébranlable de vaincre. Il est expression d'efficacité, mais aussi une source supplémentaire, car il ne manque pas de troubler l'adversaire pendant une fraction de seconde, davantage si sa concentration est faible.
C'est un des buts philosophiques de cet art martial que de parvenir à maîtriser son esprit dans cet élément. L'esprit doit demeurer concentré, prêt à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration dans le regard de l'adversaire, le changement de distance, l'erreur de «timing», etc. Le combat est l'aboutissement de tous les efforts investis dans la technique au dojo et le test de l'efficacité réelle du karaté.
La compétition
La honte n'est pas d'être inférieur à l'adversaire, c'est d'être inférieur à soi-même. M.Mandchoue
Lors des compétitions avec Karaté Québec, la NKA et la WKF, tous les coups sont contrôlés afin de ne pas blesser l'adversaire. Les coups sont réglementés et les arbitres jugent les techniques des compétiteurs. Les techniques ne visent pas les points vitaux pour éviter les blessures graves. Les coups en bas de la ceinture sont interdits et le contact au visage doit être très léger. Toutefois, les coups au corps peuvent être assez appuyés. Le combat de compétition se pratique, pour le karaté non contact, avec un protecteur buccal, des gants rembourrés, des protège-tibias, une coquille pour les hommes et des protège seins pour les femmes. Les compétiteurs de haut niveau sont des athlètes et doivent suivre un entraînement spécialisé, et comme les athlètes des autres sports, l'âge des compétiteurs dépasse rarement la trentaine.
Le combat se déroule sur un carré de huit mètres de côté. Il oppose deux adversaires pendant une durée de trois minutes pour les hommes et deux minutes pour les filles. Le combattant situé à gauche de l'arbitre est appelé AO, il porte une ceinture bleue et des gants bleus. Le combattant situé à droite de l'arbitre est appelé AKA et porte une ceinture rouge et des gants rouges.
Ainsi trois juges situés autour de l'aire de combat face à l'arbitre central qui est sur le tatamis, possèdent chacun deux drapeaux, un bleu et un rouge, leur permettant de signaler les points marqués ou les fautes commises par l'un ou l'autre des adversaires. L'arbitre central a seul le pouvoir d'attribuer les points et les pénalités en prenant en considération l'avis des juges. Seuls les coups au-dessus de la ceinture sont autorisés, et seuls les coups touchant l'adversaire avec kime mais contrôlés sont comptabilisés.
La technique et la tactique
Un bon soldat n'est pas violent. Un bon combattant n'est pas furieux. Un bon vainqueur n'est pas vengeur. Tao-Te Ching
Le véritable combat débute par la prise de distance, après le hajime de l'arbitre. Pour mener à bien un assaut, plusieurs principes sont appliqués, en voici quelques uns en vrac:
Conserver une parfaite stabilité, jambes légèrement fléchies, pas trop écartées sans déposer les talons au sol. Posture fudo dachi plutôt haute et souple. Position moyenne des bras, fléchis, coudes serrés, poings verticaux, buste et hanches de trois quarts.
La décontraction est indispensable à l'acquisition de vitesse, à l'esquive, au déplacement et à l'état de disponibilité à l'évolution du combat. Elle permet de ne pas être déséquilibré par l'impulsion d'un coup qui serait trop appuyé, trop tendu.
Avoir une attitude très calme, très posée, l'esprit comme l'eau (Mizu-no-kokoro): c'est le terme japonais pour décrire l'état de pureté d'esprit et de calme intérieur qui doit être recherché. C'est l'eau la plus calme qui reflète le mieux cette image : l'esprit vidé d'appréhensions, de distractions, d'intentions, de pensées inhibitrices sera plus apte à percevoir l'intention réelle de l'adversaire et à faire agir le corps en conséquence. Rester maître de son esprit, c'est également rester maître de son corps. Il faut donc que le karatéka garde en tout temps la tête froide. Il peut alors mieux évaluer correctement la situation, percevoir l'ouverture dans la défense de l'adversaire, permettre au corps de répondre par l'action appropriée, celle que le long entraînement a forgé. L'énervement, la peur ou la colère sont les ennemis du combattant. Une bonne maîtrise de son esprit permet donc de garder un bon contrôle de son corps et de sa technique; de rester détendu avant l'engagement et ainsi d'économiser ses forces ; d'éviter les gestes désordonnés, la crispation inutile, les grimaces ou tics du visage qui trahissent habituellement l'intention du combattant; d'impressionner aussi l'adversaire et de lui faire perdre sa propre assurance.
Être mobile pour être capable d'esquiver les attaques et d'exploser dans l'offensive (timing).
Multiplier les changements de rythme pour créer la surprise.
Ne pas téléphoner les attaques par des gestes parasites inutiles.
Ne jamais rester bloqué sur une attaque mais enchaîner avec opportunité dans l'ouverture.
Varier les déplacements en attaque comme en défense.
Varier l'offensive pour ne pas s'exposer au contre préparé, votre adversaire saura comment vous contrer si vous ne posséder qu'une seule technique d'attaque.
Avancer sur l'adversaire, prenez les commandes dès le départ, enlevez lui son "air".
Tenter les contres les plus directs possible (l'idéal:l'attaque dans l'attaque).
Ne pas attaquer de trop loin (risque inutile de contre).
Effectuer les blocages avec un minimum d'amplitude.
Ne pas reculer en ligne droite pour éviter les sorties de l'aire de combat, et ne pas favoriser les enchaînements linéaires d'attaques de l'adversaire.
Ne jamais rester dans l'axe de l'adversaire. Feinter ! Tenir sa garde haute.
Ne pas laisser entrer l'adversaire dans son périmètre de sécurité.
Lancer une attaque au maximum de soi-même car une attaque réussie du premier coup est moins fatigante que 10 successives et ratées. Cette attaque doit faire reculer l'adversaire, il faut alors le suivre s'il tourne ou se désaxe.
Une attaque est un enchaînement de techniques qui ont pour but de surprendre, déséquilibrer, toucher l'adversaire !
Les japonais utilisent la métaphore de la lumière de la lune pour exprimer le genre de regard que doit poser l'esprit du karatéka sur son adversaire. Comme l'éclairage diffus de la lune, il doit voir la totalité de l'adversaire, ne se fixer sur aucun point précis. Ne rien regarder; tout voir. Le regard ne se fixera donc jamais sur la cible visée, un poing ou autre partie du corps, mais demeurera détaché afin de tout saisir, de tout voir sans rien regarder de précis.
Un kiaï peut servir de diversion avant d'attaquer. Un kiaï soutenant l'attaque en renforce la vigueur. Il peut servir à compléter une attaque: à fixer un rythme, pendant le combat, avec un cri grave venant du ventre;à faire bouger l'adversaire en faisant semblant de porter un coup tout en poussant un kiaï puis en frappant.